Crise humanitaire à Gaza

D’après Islamic Relief, environ 1 Palestinien sur 25 est actuellement blessé ou tué à Gaza, alors que les bombardements israéliens se poursuivent sans relâche.

Une crise humanitaire croissante à Gaza

La population déjà vulnérable de Gaza fait face une nouvelle fois à l’horreur des frappes aériennes de plus en plus intenses. Ces attaques ont entraîné une hausse rapide du nombre de victimes et des centaines de milliers de déplacés sans refuge, exacerbant une crise humanitaire déjà catastrophique. Islamic Relief continue de condamner fermement toute violence contre la population gazaouie.

Les chiffres de la tragédie

Depuis le début des hostilités, au moins 36 050 Palestiniens ont été tués et plus de 81 026 ont été blessés. Ce nombre devrait augmenter rapidement puisque les bombardements continuent. Près de 50 % des morts sont des enfants. En Cisjordanie, plus de 330 personnes ont été tuées et au moins 2 750 ont été blessées.

Témoignage d’un de nos collègues présent sur le terrain

“La situation est extrêmement terrifiante. J’écris ces mots alors que ma maison tremble d’un côté à l’autre en raison de l’intensité des bombardements… En tant qu’adulte qui a vécu tant de cycles de violence au cours des dernières années, je me sens terrifié. Je pense que cette fois, nous ne pourrons peut-être pas survivre… Les frappes aériennes détruisent tout. Je n’arrive pas à imaginer Gaza une fois que tout cela sera terminé. ” – Un travailleur humanitaire d’Islamic Relief à Gaza.

Acheminement de l’aide à Gaza

Islamic Relief travaille avec des partenaires locaux à Gaza et dans la région du Moyen-Orient pour s’assurer que nous pouvons fournir autant d’aide que possible. Nous collaborons avec des agences des Nations Unies telles que le Programme Alimentaire Mondial, qui acheminent de la nourriture via le point de passage de Kerem Shalom. Nous distribuons ensuite cette nourriture ainsi que des produits d’hygiène, des produits médicaux et des articles de première nécessité.

Une situation humanitaire urgente

Il est crucial que plus d’aide parvienne à Gaza et qu’il y ait un cessez-le-feu permanent. Seulement 10 % de l’aide alimentaire nécessaire arrive. L’ONU rapporte que 1 million de personnes souffrent d’une grave famine, et la plupart des familles passent des journées entières sans manger.

Partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial

Islamic Relief travaille en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies pour apporter des denrées alimentaires d’urgence à Gaza. Actuellement, nous préparons quotidiennement des repas chauds pour plus de 200 000 personnes déplacées vivant dans des abris surpeuplés. Depuis octobre 2023, nous avons cuisiné plus de 166 millions de repas pour les familles déplacées.

L’aide fournie grâce à vos dons

Depuis octobre 2023, Islamic Relief a fourni plus de 18 millions de francs d’aide. Les chiffres suivants ont été mis à jour pour la dernière fois le 10 juin 2024 :

FAQ:

La transparence est extrêmement importante pour nous, c’est pourquoi nous sommes là pour répondre directement à vos questions avec les informations les plus récentes concernant notre action humanitaire actuelle à Gaza.

Nous sommes témoins d’une catastrophe humanitaire inimaginable à Gaza en raison de plus de 8 mois de bombardements israéliens incessants et d’un blocus permanent. Il s’agit d’une véritable punition collective. Les lois internationales sont ignorées et les dirigeants mondiaux ont échoué – ou refusé – d’agir pour mettre fin au massacre, avec des civils tués plus rapidement que dans n’importe quel autre conflit de ce siècle. En 8 mois, plus d’enfants ont été tués à Gaza qu’au cours des 4 dernières années, toutes guerres confondues.

Gaza connaît actuellement la pire crise de la faim au monde et une famine de masse est imminente. Les équipes d’Islamic Relief témoignent de scènes déchirantes, des familles passent des journées entières sans rien manger du tout, et des enfants désespérés sont contraints de manger de l’herbe, des feuilles ou n’importe quels déchets qu’ils peuvent trouver pour survivre. Des centaines de personnes ont été abattues alors qu’elles faisaient la queue pour obtenir de l’aide pour leurs enfants affamés.

Gaza est en ruine, plus de 60% des habitations sont endommagées ou détruites. 80% des bâtiments scolaires sont endommagés et les hôpitaux continuent d’être bombardés, assiégés et le personnel médical et les patients blessés sont contraints de partir. Des centaines d’attaques ont été perpétrées contre des établissements de santé et les deux tiers des hôpitaux sont désormais hors service, les autres ayant du mal à continuer de fonctionner.

Il n’y a aucun endroit sûr pour la population, 1,7 million de personnes (80% de la population) sont aujourd’hui déplacés – Nombre d’entre eux ont été contraints de fuir à plusieurs reprises, et beaucoup ont reçu l’ordre de quitter leur maison avant d’être bombardés pendant leur fuite. La plupart se trouve actuellement dans des abris ou des tentes extrêmement surpeuplés, où les maladies se propagent rapidement étant donné que des centaines de personnes partagent un seul toilette.

Plus d’un million de personnes se sont entassés à Rafah, le gouvernorat le plus au Sud de la frontière égyptienne, qui est devenu l’un des endroits les plus surpeuplés de la planète.  De nombreuses personnes vivent dans des tentes fragiles. Israël menace toujours d’intensifier son attaque sur Rafah, ce qui pourrait constituer la phase la plus meurtrière à ce jour et avoir des conséquences catastrophiques pour les civils.

Malgré l’horreur de la situation, Israël bloque l’aide humanitaire. Ce qui autorisé à entrer dans la bande de Gaza est loin d’être suffisant et les camions d’aide ne sont qu’à quelques minutes d’enfants affamés mais sont empêchés de les atteindre. La crise humanitaire s’aggrave de jour en jour. Pour mettre fin à ces souffrances, un cessez-le-feu immédiat et permanent est urgent tout comme la fin du blocus israélien

Le taux de mortalité à Gaza continue d’augmenter tous les jours. Plus de 36,000 personnes ont été tuées et plus de 74,000 blessées. Au moins 13,500 enfants sont parmi ceux qui ont été tués – plus de 80 enfants sont tués chaque jour. Le taux de mortalité est susceptible d’être encore plus haut étant donné que des centaines de personnes restent non comptabilisés.

La majeure partie des personnes tuées et blessées sont des civils – enfants, étudiants, médecins, enseignants, agriculteurs, commerçants, journalistes et bien plus encore. 348 agents de santé, 174 membres du personnel de l’ONU et 125 journalistes figurent parmi les morts. De nombreux blessés ont perdu des membres ou ont subi d’autres blessures qui les affecteront pour le reste de leur vie. Des milliers d’enfants se sont retrouvés orphelins.

Aujourd’hui nous craignons que le nombre de morts dus à la faim et aux maladies dans les mois à venir ne dépasse le nombre de morts résultant des violences. Un rapport récent de la London School of Hygiene and Tropical Medicine et du Johns Hopkins Center for Humanitarian Health fait état d’une surmortalité pouvant atteindre 85 750 personnes au cours des six prochains mois si un cessez-le-feu n’est pas immédiatement conclu.

En Israël environ 1,200 personnes ont été tuées dans les attaques du 7 octobre, incluant environ 800 civils et au moins 33 enfants. Plus de 5,400 personnes ont été blessées et au moins 239 personnes retenues en otage à Gaza – dont certains auraient été tués depuis.

Ces chiffres sont publiés par les Nations Unies, sur la base de rapports du Ministère palestinien de la santé et du gouvernement israélien.

Islamic Relief est présente en Palestine depuis 1997. Nous disposons de bureaux avec une équipe qui s’assure d’avoir du stock médical et alimentaire en cas d’urgence.

 

 

Notre équipe et nos partenaires distribuent actuellement ces stocks qui s’épuisent rapidement en attendant un accord pour faire entrer une aide humanitaire à Gaza

Malgré la situation extrêmement difficile et dangereuse, l’équipe d’Islamic Relief à Gaza travaille étroitement avec des organisations partenaires locales et internationales pour délivrer de l’aide aux personnes dans le besoin. Depuis que la crise s’est aggravée en octobre, nous avons distribué plus de 12 millions de francs d’aide.

Au début de la guerre, nous avons distribué des fournitures médicales pour aider les hôpitaux et les centres de soins à Gaza à soigner les civils blessés.

Depuis lors, nous distribuons de l’aide tous les jours:

  • Aide alimentaire. Nous préparons et distribuons plus 8 millions de repas chauds prêts à consommer aux personnes déplacées. Nous fournissons également des milliers de colis alimentaires, de bons alimentaires et de colis de légumes lorsqu’ils sont disponibles.
  • Aide nutritionnelle. Nous fournissons des compléments alimentaires à base de lipides (SLN) pour plus de 23 000 personnes, incluant les jeunes enfants, les femmes enceintes et les mères allaitantes. Le SLN est un développement relativement récent qui fournit des doses concentrées d’énergie, de protéines, de micronutriments et d’acides gras essentiels, et qui est conçu pour traiter la malnutrition avant qu’elle ne devienne une menace pour la vie.
  • Soutien psychosocial. Nous organisons des jeux, des divertissements et des activités ludiques pour plus de 76 437 enfants déplacés qui ont vécu des évènements incroyablement traumatisant. Ces activités offrent un rare moment d’amusement et de normalité.
  • Kits d’hygiène et de dignité. Nous fournissons des kits contenant des produits comme du savon, des brosses à dents, du dentifrice et des articles d’hygiène menstruel pour presque 44 000 familles.
  • Autres aides essentielles. Nous distribuons des articles tel que des couvertures et des matelas pour plus de 25 000 familles déplacées.
  • Eau, assainissement et hygiène (WASH). Nous fournissons des équipements d’assainissement pour 10 000 personnes et également de l’eau potable à des centaines de familles.
  • Parrainage d’orphelins. Nous avons élargi notre programme en faveur des orphelins et nous parrainons et transférons désormais de l’argent aux familles de 10 624 enfants à Gaza, afin de les aider à acheter des fournitures ou à trouver un abri dans cette période critique.

Nos programmes à long terme à Gaza sont suspendus en raison de la guerre.

La plupart de nos distributions ont lieu dans les quatre zones principales de Gaza, Khan Younis, Rafah, Deir El Belah, et le Nord de Gaza. L’ampleur et la localisation de notre travail dépendent de la sécurité, car les bombardements extrêmement intenses aléatoires représentent un danger élevé pour notre personnel, nos partenaires et les populations que nous servons. La plupart des membres de notre personnel ont été déplacés à plusieurs reprises et ont perdu leur maison et leur famille.

Notre partenariat le plus important est celui avec le Programme Alimentaire Mondiale des Nations Unies (PAM), dont nous sommes aujourd’hui la plus grande ONG partenaire. Nous continuons à explorer les moyens d’étendre ce partenariat.

Nous nous associons à eux pour apporter une aide alimentaire d’urgence dans Gaza. Ensemble nous cuisinons des repas chauds quotidiennement pour environ 140 000 familles qui ont fui leur maison et qui vivent actuellement dans des abris surpeuplés, avec un risque de malnutrition et de maladie.

Dans le cadre du partenariat avec le PAM nous avons également fourni des suppléments nutritionnels à base de lipide (SNL) pour plus de 21 000 personnes, incluant les jeunes enfants, les femmes enceintes et les mères allaitantes. SNL est un nouveau développement qui fournit des doses concentrées d’énergie, de protéines micronutriments et des acides gras essentiels, et il est conçu pour lutter contre la malnutrition avant qu’elle ne mette la vie en danger.

Nous continuons toutes les activités ci-dessus – en fonction de la sécurité et de l’approvisionnement comme toujours. Nous continuons de fournir des repas cuisinés quotidiens pour les familles. Pour la sécurité et des raisons logistiques, ces repas sont cuisinés et distribués pendant la journée.

Nous fournissons également des vêtements pour les enfants pour la fête du Kurban.

Israël empêche l’aide nécessaire d’atteindre Gaza, à travers les bombardements incessants et le blocus.

Gaza est sous blocus israélien depuis près de 17 ans. Ce blocus restreint la circulation des biens et des personnes à l’intérieur et à l’extérieur de la bande de Gaza en les faisant passer par des passages très surveillés. Le 7 octobre, Israël a encore renforcé cette mesure et a déclaré un siège total coupant toute nourriture, médicaments, gaz et autres fournitures.

Israël contrôle toute l’aide et autres fournitures entrant à Gaza. Il y a des queues de camion d’aide qui attendent des semaines d’avoir la permission d’Israël pour entrer, et l’aide vitale incluant des médicaments contre le cancer, des anesthésiques et des filtres à eau ont été empêchés d’entrer. Les passages sont seulement ouverts à des heures limitées et l’aide est contrôlée à de multiples reprises l’accès à certaines zones. Plusieurs interventions d’aide des Nations Unies dans le nord de Gaza, où le besoin est le plus élevé, ont été refusées.

Il est aussi extrêmement dangereux et difficile d’apporter de l’aider au milieu de ces attaques incessantes, ces bombardements et ces routes endommagées. Durant les récentes semaines, des centaines de civils ont été tués en essayant d’obtenir de l’aide alimentaire des camions.

L’aide humanitaire seule ne peut pas suffire pour faire face à une crise de cette ampleur, d’autant plus qu’Israël continue d’empêcher la majorité des biens commerciaux d’entrer à Gaza. Les approvisionnements commerciaux représentaient auparavant plus de 90 % des camions passant par le point de passage de Kerem Shalom et il faut faire davantage pour que les approvisionnements commerciaux reprennent afin d’aider à réapprovisionner les marchés locaux.

Nous avons pu apporter de l’aide à Gaza, mais c’est loin d‘être autant que ce que nous voulons ou ce qui est nécessaire.

La situation évolue régulièrement. Au début de la crise, lorsque le siège était total, nous avons utilisé tous nos stocks d’urgence existants et nous nous sommes approvisionnés sur le marché local à Gaza.

Maintenant, la plupart de la nourriture que nous distribuons entre à Gaza par camions des Nations Unies via le passage Kerem Shalom – mais cela est encore loin d’être suffisant et est sujet à des obstructions régulières (voir question 7). Nous apportons aussi de l’aide à travers le passage de Rafah – par exemple ces derniers mois nous avons réussi à faire entrer 1 600 couvertures que nous distribuons aux familles à Rafah et Khan Younis, et plus de 3 900 colis alimentaires pour le Ramadan. Certains de nos projets telle que des activités récréatives pour les enfants ne nécessitent pas l’apport de fournitures.

Comme beaucoup d’ONG, nous étudions constamment les moyens d’acheminer davantage d’aide à Gaza et de collaborer avec des acteurs de la région. Mais seul un cessez-le-feu et la fin du blocus israélien garantiront l’acheminement d’une aide suffisante.

Le largage d’aide par avion n’est généralement qu’un dernier recours, car c’est la méthode la moins efficace. Nous avons vu à Gaza qu’elle peut même être mortelle : cinq personnes ont été tuées par la chute de colis alimentaires et douze autres se sont noyées en tentant de récupérer les colis largués par avion et tombés dans la mer. Lorsque l’on largue depuis une grande hauteur, il est difficile de contrôler où elle va et qui la reçoit. A Gaza, une partie de l’aide est tombée dans la mer et une autre dans des zones extrêmement dangereuses où les combats font rage.

Nous prenons les mesures pour s’assurer que l’aide atteigne les groupes les plus vulnérables – tels que les personnes âgées, les personnes handicapées, et les enfants orphelins. Nous pouvons faire en sorte que les femmes soient prioritaires aussi. Mais quand cela est lâché du haut des airs, il est beaucoup plus difficile de gérer cela et ce sont souvent les hommes les plus forts et en meilleure santé qui parviennent les premiers à l’aide. C’est aussi une façon très chère de livrer relativement de petite quantité – un parachutage ne fournit généralement qu’une fraction de l’aide qui peut être acheminée par un convoi de camions.

L’accès par voie maritime fait face à de nombreux défis.

Premièrement, la logistique. Nous faisons la course contre la montre pour sauver des vies, mais la mise en place de l’infrastructure nécessaire à l’accès à la mer risque de prendre des semaines, tel qu’un port flottant. Entre-temps, les camions font déjà la queue, prêts à entrer dès qu’ils en auront l’autorisation. Des douzaines de bateaux par jour seront nécessaires. Jusqu’à présent, un navire transportant 200 tonnes d’aide a pris le départ – ce qui équivaudrait à environ 15 camions, quand nous en avons besoin d’au moins 800 par jour. L’ampleur de l’aide susceptible d’entrer par voie maritime est littéralement une goutte d’eau dans l’océan par rapport à ce qui est nécessaire.

Deuxièmement, le blocus. Israël continuera à contrôler toute l’aide arrivant par voie maritime, ce qui signifie qu’elle sera probablement soumise aux mêmes restrictions et retards que ceux observés actuellement aux points de passage existants.

Troisièmement – même si l’aide parvient à Gaza par voie maritime, elle devra encore être acheminée par camions sur terre. En l’absence de cessez-le-feu, ces routes terrestres restent extrêmement dangereuses et soumises à de nombreuses restrictions. En février, les Nations unies ont déclaré qu’au moins 75 % des missions dirigées par l’ONU dans le nord de la bande de Gaza – où la famine est la plus forte – se sont vu refuser l’accès par l’armée israélienne

Ces initiatives maritimes et aériennes ne peuvent se substituer à l’acheminement de l’aide par voie terrestre, qui est de loin la voie la plus efficace.

Gaza connaît actuellement la plus grande crise de la faim au monde et la famine est imminente. Des enfants et personnes âgées meurent déjà de faim et beaucoup d’autres mourront s’il n’y a pas de cessez-le-feu et de fin du siège.

Près d’un nourrisson sur trois souffre actuellement de malnutrition. L’un des deux hôpitaux qui fonctionnent partiellement dans le nord de Gaza, l’hôpital Kamal Adwan, déclare recevoir 15 nouveaux cas d’enfants mal nourris par jour.

C’est une crise entièrement provoquée par l’Homme causée par les attaques et le blocus continu d’Israël, et par l’absence honteuse d’action de la part des dirigeants mondiaux. Les Palestiniens ne sont pas seulement affamés, on les affame. Priver délibérément des civils de nourriture et d’autres formes d’aide est une violation du droit international.

Les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les mères allaitantes sont les plus à risque. L’équipe d’Islamic Relief décrit des scènes déchirantes car la plupart des familles passent des jours sans ne rien manger du tout, les enfants désespérés n’ont d’autre choix que de manger des feuilles ou de l’herbe pour survivre et errent dans les rues jonchées de décombres à la recherche de la moindre parcelle de nourriture qu’ils peuvent trouver.

La plupart des terres agricoles fertiles de Gaza a été détruite et la quasi-totalité de la production agricole, animale et halieutique s’est arrêtée en raison des bombardements. – deux pêcheurs ont été tués ce mois par des bateaux israéliens au large de la côte. La plupart des boulangeries ne fonctionnent plus car elles ont soit été bombardées ou à court de gaz, d’eau et de farine. Les gens n’ont pas de gaz ou d’équipement de cuisine et se nourrissent d’aliments crus qu’ils trouvent. Alors que la nourriture manque, les prix augmentent – rendant cela encore plus difficile pour les familles pauvres de se nourrir. Pratiquement toutes les familles sautent des repas tous les jours et la plupart passent des jours sans manger, avec les parents qui sacrifient leur propre nourriture pour donner quelques bouchées de plus à leurs enfants.

La famine correspond à un manque extrême et répandu de nourriture qui cause de la malnutrition et des morts en raison de la faim. La classification intégrée des phases de sécurité alimentaire (IPC) est en passe de devenir la norme internationale pour l’identification de la famine.  Soutenue par les Nations unies, elle est fondée sur des normes, des preuves et un consensus technique.

L’IPC évalue la gravité et l’ampleur de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition sur une échelle commençant à la phase 1, dans laquelle la majeure partie de la population a accès à des denrées alimentaires adéquates. À la phase 4, la pénurie alimentaire est devenue une urgence humanitaire et à la phase 5, elle s’est transformée en catastrophe ou en famine.

La classification de la famine est très stricte et ne s’applique que lorsqu’un ensemble de protocole est respecté, ce qui inclut des preuves fiables que :

  • 1 ménage sur 5 subit un manque extrême de nourriture
  • 3 enfants sur 10 sont mal nourris de manière aiguë
  • Au moins 2 personnes sur 10 000 meurent tous les jours en raison de la famine ou de la malnutrition associé à la maladie.

Les gouvernements et les agences d’aide doivent utiliser l’évaluation de l’IPC pour déclarer la famine, mais cela est rare et souvent arrive trop tard.

Plus d’un million de personnes sont pris au piège à Rafah et n’ont aucun endroit sûr où s’échapper.

La crise humanitaire à Rafah est de plus en plus désespérée, avec près de la moitié de la population entière de Gaza maintenant entassée dans cette minuscule zone – qui est maintenant l’une des places les plus peuplée dans le monde. De nombreuses personnes n’ont fui qu’après avoir reçu l’ordre d’Israël d’évacuer leurs maisons dans d’autres parties de Gaza, et elles sont maintenant bombardées dans le seul endroit où on leur avait promis qu’elles seraient en sécurité.

De nombreuses familles s’abritent dans des tentes fragiles ou sous quelques bouts de tissu ou de plastique. D’autres dorment à la belle étoile pendant les froides nuits, ou s’entassent dans des maisons et des écoles pleines à craquer. Les enfants passent des jours sans manger. Les gens n’ont pas d’eau potable, il y a des centaines de personnes qui partagent une seule toilette ou une seule douche, et les maladies se répandent rapidement.

La nourriture est le besoin le plus important à l’heure actuelle. Mais la situation à Gaza est une catastrophe humanitaire et presque tout est urgemment nécessaire – des fournitures médicales et des articles de santé à l’eau et au carburant. La violence actuelle et le siège israélien signifient que tous ces éléments manquent cruellement. Les services publics de Gaza, déjà paralysés par près de 17 ans de blocus israélien, se sont aujourd’hui en grande partie effondrés.

  • Santé – les hôpitaux ont désespérément besoin de plus de soutien. Seuls 12 des 36 hôpitaux de Gaza fonctionnent, même partiellement, et sont complètement submergés de blessés et à court de carburant, de fournitures médicales et de personnel. Les docteurs et équipes d’urgence sont contraints de décider qui vit et qui meurt. Des centaines d’équipements de santé ont été attaquées, incluant les plus grands hôpitaux, et au moins 348 travailleurs de santé ont été tués. Les hôpitaux ont été assiégés à plusieurs reprises et contraints d’évacuer les patients malades.
  • Eau et l’assainissement – beaucoup des infrastructures de Gaza ont été bombardées et endommagées. 57% des installations sanitaires évaluées par les Nations Unies sont endommagées ou détruites, 83% des puits d’eau souterraine ne fonctionnent pas et aucun des systèmes de traitement des eaux usées de Gaza n’est pleinement opérationnel. Seule une des trois conduites d’eau en provenance d’Israël fonctionne aujourd’hui – et elle ne fonctionne que partiellement. Si l’on trouve un peu d’eau dans le sud de la bande de Gaza, la plus grande partie est impropre à la consommation. Dans le nord de Gaza il n’y a pas d’eau potable. Les restrictions imposées à l’entrée à Gaza engendrent une pénurie de produits essentiels tels que le chlore et les kits d’analyse de l’eau.
  • Hygiène – les maladies se propagent rapidement en raison du manque d’eau potable combiné avec les conditions de surpeuplement dans les abris pour personnes déplacées et de l’effondrement des systèmes d’assainissement. Plus de 200 000 cas de diarrhée aqueuse aigüe et plus de 300 000 cas d’infections respiratoires aigües ont été rapportées, de même que des centaines de cas de jaunisse, d’hépatite A, de gale, d’éruptions cutanées et autres maladies. D’autres articles d’hygiène comme le matériel d’hygiène menstruelle pour femmes et les jeunes filles sont extrêmement rares.
  • Carburant – Israël a coupé l’approvisionnement en électricité de Gaza le 7 octobre et il y a une panne totale d’électricité depuis le 11 octobre, date à laquelle la réserve de carburant de l’unique centrale électrique de Gaza s’est épuisée. Depuis lors, les civils, les hôpitaux, les entreprises et les organismes d’aide de Gaza dépendent du peu de carburant qui est autorisé à être acheminé – ce qui est loin d’être suffisant. Plusieurs hôpitaux et boulangeries ont dû fermer les services en raison du manque de carburant. Ni la ville de Gaza ni le gouvernorat de Gaza nord n’ont été approvisionnés en carburant depuis la fin du mois d’octobre 2023, ce qui a entrainé une grave pénurie de services, un manque d’eau, une accumulation de déchets et un débordement des eaux usées. Gaza a besoin de carburant pour faire fonctionner les hôpitaux, traiter l’eau, les eaux usées, évacuer les déchets et répondre aux besoins fondamentaux de la population pour les tâches quotidiennes telles que manger et cuisiner.

Il est scandaleux que certains de nos plus grands donateurs aient suspendu leur aide à l’UNRWA, le principal fournisseur pour des millions de palestiniens, alors que la catastrophe humanitaire s’aggrave rapidement. Cette suspension aura de graves conséquences humanitaires et mettra de nombreuses vies en danger.

Les ONG et les agences des Nations Unies travaillant à Gaza continuent de faire l’objet d’attaques et d’allégations politisées, souvent formulées sans aucune preuve crédible.

Seize donateurs ont initialement suspendu leurs fonds. Nous sommes heureux d’apprendre que nombreux d’entre eux – incluant le Canada, l’Australie, la Suisse, la Finlande, le Danemark, la Norvège – ont depuis réinstauré le financement à l’UNRWA et invitent les autres à faire de même.

Les hôpitaux de Gaza ont fait l’objet d’attaques répétées, contraignant 24 d’entre eux sur 36 à cesser toute activité – pendant que le reste peine à continuer de fonctionner et sont sévèrement débordés. Les ambulances ont été bombardées car elles transportent des blessés civils et au moins 348 travailleurs de santé ont été tués. 126 ambulances ont été endommagées.

Lors de la dernière attaque en date (en cours au moment du présent document juin 2024), en mars les forces israéliennes se sont assiégées à l‘hôpital Al Shifa dans la ville de Gaza pour plus de 10 jours et auraient refusé de permettre aux équipes de protection civile de venir en aide à des centaines de personnes blessés. Des civils malades et blessés sont coincés à l’intérieur avec peu de nourriture ou d’eau alors que les combats font rage autour d’eux, et des civils y ont été détenus. Les bâtiments utilisés pour des chirurgies auraient été détruits. A l’hôpital Al Amal de Khan Yunis, les forces israéliennes ont forcé tout le personnel médical et les patients blessés à partir et l’ont contraint à fermer ses portes. A l’hôpital européen de Gaza à Khan Yunis, plus de 22 000 personnes déplacées ont trouvé refuge, avec des couloirs remplis de familles déplacées désespérées qui n’ont nulle part où aller.

Ces attaques sur les hôpitaux de Gaza sont épouvantables. Le droit international exige que les hôpitaux et le personnel médical soient protégés et ne soient jamais utilisés à des fins militaires. Les dirigeants mondiaux exigent qu’Israël arrête de cibler les hôpitaux – et d’autres infrastructures civiles telles que les écoles. Il n’est jamais moralement justifiable d’attaquer des hôpitaux remplis de blessés et de civils effrayés.

Un cessez-le-feu permanent et immédiat est nécessaire – une autre pause temporaire n’est pas suffisante pour mettre fin à l’effusion de sang et remédier à la catastrophe humanitaire. La pause précédente a été marquée par des avancées positives avec la libération en toute sécurité de quelques otages et de quelques enfants détenus, mais nous n’avons constaté que très peu d’améliorations dans la l’acheminement de l’assistance humanitaire – puis la tuerie a repris quelques jours plus tard.

Gaza compte environ 50 000 femmes enceintes et, chaque jour, environ 180 femmes donnent la vie dans des conditions inimaginables. L’équipe d’Islamic Relief à Gaza rapporte que des femmes enceintes subissent des césariennes sans anesthésie ni analgésiques, et que des femmes accouchent au milieu des décombres, dans des tentes ou dans des voitures, parce qu’ils ne peuvent pas accéder aux hôpitaux ou aux centres médicaux. Les femmes enceintes et les nouveaux nés ont été contraints à plusieurs reprises d’évacuer les hôpitaux et les travailleurs humanitaires rapportent une grande hausse des naissances prématurées en raison du niveau de stress extrême.

La plupart des personnes à Gaza ont été chassées de chez elles et vivent désormais dans des abris surpeuplés sans eau potable ni installations sanitaires, où les femmes sont particulièrement à risque. Dans certains abris, des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants partagent une seule toilette ou douche et les femmes doivent faire la queue pendant des heures. L’absence totale d’intimité expose les femmes à un risque encore plus grand d’harcèlement et d’agression.

Une pénurie critique de produits sanitaires et de matériel d’hygiène menstruelle constitue un autre défi majeur pour les femmes et les jeunes filles. Certaines d’entre elles doivent utiliser des bouts de tissus ou des vêtements déchirés qu’elles peuvent trouver, ce qui provoque des infections. Les serviettes hygiéniques sont rarement disponibles, mais même lorsqu’on en trouve dans le marché local elles sont excessivement chères pour la plupart des femmes. Depuis octobre, l’équipe d’Islamic Relief à Gaza a distribué environ 44 000 kits d’hygiène et de dignité, incluant des choses telles que des serviettes hygiéniques et autres articles d’hygiène.

Les femmes enceintes et les nouvelles mères étant particulièrement exposées au risque de malnutrition, de nombreux parents renoncent à leur propre nourriture pour elles – mais même comme ça, la plupart des femmes à Gaza passent des journées entières sans manger. Plusieurs nouvelles mères font face à la déshydratation car elles ne peuvent avoir assez d’eau, rendant cela encore plus difficile pour elles d’allaiter.

 

Il s’agit de la violence la plus meurtrière contre les travailleurs humanitaires que le monde ait connu depuis de nombreuses années. Au moins 348 professionnels de santé et 196 travailleurs humanitaires ont été tués.

Personne n’est réellement en sécurité à Gaza en ce moment. Mais nous sommes soulagés qu’aucun membre de l’équipe d’Islamic Relief n’ait été blessé ou tué jusqu’à présent – cependant, plusieurs membres du personnel ont vu des membres de leur famille tués dans les bombardements. Le bureau d’Islamic Relief dans la ville de Gaza a été gravement endommagé par les bombardements et des bombes sont tombées à proximité alors que notre personnel apportait de l’aide aux civils. Comme la plupart des habitants de Gaza, la plupart de notre personnel a lui-même dû fuir et tente de se protéger, eux et leur famille, tout en apportant une aide vitale.

Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour les soutenir en ce moment. Toutefois, lorsque des bombardements massifs ont lieu dans des quartiers peuplés, il est impossible de garantir la sécurité de qui que ce soit.

Pour beaucoup de personnes à Gaza, l’aide qui entre est leur seule bouée de sauvetage. Les bureaux d’Islamic Relief à travers le monde ont lancé un appel d’urgence pour nous aider à continuer à fournir une aide vitale à Gaza.

Même avant la guerre, beaucoup d’habitants de Gaza souffraient de problèmes de santé mentale. 17 ans de blocus israélien qui a coupé Gaza du reste du territoire palestinien occupé et du reste du monde, ainsi qu’une escalade fréquente des bombardements, ont eu des conséquences désastreuses sur la santé mentale des gens. Des études ont montré que plus de 68% des adolescents de Gaza ont développé un syndrome de stress post-traumatique (SSPT), tandis qu’une proportion stupéfiante de 95 % est aux prises avec une anxiété grave. De nombreux habitants de Gaza ont été témoins de violences extrêmes, mais aucune n’est pire que les bombardements actuels. Une génération entière vit un traumatisme que la plupart des gens ne peuvent même pas imaginer. Ils ont vu leurs proches anéantis par des bombes, leurs maisons et leurs écoles transformées en décombres et ont été forcés de fuir. Cela aura un impact dévastateur à long terme sur la santé mentale de toute une population.

Gaza est devenue l’endroit le plus dangereux du monde pour un enfant. Les enfants de Gaza sont tués sans relâche – autour de 80 enfants par jour sont tués depuis le 7 octobre. Des milliers de plus ont été blessés, et plusieurs ont subi des blessures qui marquent à vie comme la perte d’un membre.

Les enfants encore en vie se voient refuser de la nourriture, de l’eau et des médicaments. Certains nourrissons sont maintenant morts de faim. Les enfants ont été bombardés alors qu’ils fuyaient pour tenter de se mettre à l’abri. Ils ont vu leurs amis et leurs familles se faire tuer, et leurs maisons et leurs écoles réduites en ruines. C’est un cauchemar dont ils ne peuvent se réveiller.

Nous sommes extrêmement inquiets pour la sécurité et le bien-être des enfants de Gaza actuellement. Mais nous sommes aussi inquiets pour leurs futurs. Une génération entière fait face à un traumatisme que la plupart ne peuvent imaginer, et cela aura un impact dévastateur sur la santé mentale à long terme des enfants.

625 000 filles et garçons en âge d’aller à l’école sont maintenant déscolarisés depuis plus de huit mois et il est peu probable qu’ils puissent y retourner de sitôt. Au moins 396 écoles à Gaza sur 495 (80%) ont des dommages durables. A mesure que l’éducation des enfants est interrompue, leurs espoirs d’un avenir prospère s’éloignent de plus en plus.

Alors que toute l’attention est sur Gaza, les violences contre les civils palestiniens en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est se sont multipliées.

Même avant l’escalade du 7 octobre, 2023 a été l’année la plus meurtrière pour les Palestiniens en Cisjordanie depuis près de 20 ans. Depuis le 7 octobre, cette situation s’est dégradée davantage. Au moins 438 palestiniens ont été tués depuis le 7 octobre – dont plus de 100 enfants. Cela signifie que le nombre de personnes tuées en Cisjordanie au cours des trois derniers mois est plus élevé que pendant toute l’année depuis la fin de la deuxième intifada en 2005. Au moins 4 700 palestiniens ont aussi été blessés dont 725 enfants.

Israël a également intensifié la démolition de maisons palestiniennes et d’autres structures telles que des installations agricoles ou des écoles – en 2023 au moins 1 129 démolitions de ce type ont été enregistrées, soit le total annuel le plus élevé depuis que l’ONU a commencé à suivre ces données il y a près de 20 ans. Avec près de 200 démolitions enregistrées au cours des deux premiers mois de 2024, cette année est déjà en passe d’être encore plus élevée. Les attaques contre les services de santé et les services civils se sont également multipliées, avec plus de 330 attaques contre les services de santé palestiniens depuis le 7 octobre.

Israël a aussi imposé des restrictions croissantes sur la circulation, de nombreux palestiniens – en particulier les hommes – se voyant refuser l’accès à Jérusalem ou à d’autre lieux religieux importants. Depuis le 7 octobre la police israélienne a imposé de nouvelles restrictions à l’accès des Palestiniens à la mosquée Al Aqsa à Jérusalem, le troisième site le plus sacré de l’Islam. Les Palestiniens chrétiens sont également confrontés aux restrictions israéliennes concernant l’accès aux lieux saints de Jérusalem.

Nous sommes extrêmement préoccupés par le risque d’escalade au Moyen-Orient. Nous demandons instamment à tous les acteurs de privilégier les voies diplomatiques par rapport aux options militaires et d’œuvrer à la désescalade de la crise.

Nous sommes particulièrement préoccupés par les conséquences humanitaires de la récente escalade militaire au Yémen et dans la mer Rouge. La crise humanitaire au Yémen reste l’une des plus importantes au monde et près de neuf années de guerre ont laissé plus de 21 millions de personnes dans un besoin désespéré d’aide. La guerre ne va faire qu’empirer la situation pour les populations vulnérables et entraver la capacité des organisations d’aide pour fournir des services essentiels.

Nous sommes également préoccupés par l’escalade des hostilités dans le sud du Liban. Plus de 91 000 civils ont été déplacés, les écoles et les centres de santé ont fermé, et les besoins humanitaires augmentent. Nous appelons à une cessation des hostilités.

Nous travaillons dans le territoire palestinien occupé depuis 1997. L’année dernière notre travail à Gaza a aidé près d’un million de personnes. Nous avons un bureau de 16 employés – tous sont des Palestiniens vivant à Gaza.

Une grande partie de notre travail et de notre aide est effectuée en coordination avec des organisations humanitaires partenaires locales et internationales. Notre équipe a établi des partenariats de longue date (cinq ans ou plus) avec 13 organisations locales. Depuis le début de la guerre, nous travaillons avec 2 de ces partenaires locaux. Compte tenu des dangers considérables auxquels sont exposés les travailleurs humanitaires, ils préfèrent, pour des raisons de sécurité, ne pas être nommés. Nous travaillons également avec d’importants partenaires internationaux tels que le Programme Alimentaire Mondial des Nations unies (PAM).

Nous travaillons également en étroite collaboration avec d’autre organisations humanitaires internationales et agences des Nations Unies qui travaillent à Gaza, par l’intermédiaire du système de groupes de pays, afin de rendre la réponse humanitaire globale aussi efficace et coordonnée que possible.

C’est un énorme défi comme il y a une pénurie sévère de carburant à Gaza. Nos équipes travaillent quotidiennement pour obtenir toutes les fournitures disponibles afin de pouvoir les distribuer dans les abris situés à proximité.

Nous avons reçu des réponses très généreuses à nos appels aux dons dans le monde entier. Grâce à cela, nous avons dépensé jusqu’à présent plus de 12 millions de francs pour fournir de l’aide à Gaza, notamment de la nourriture, des médicaments, de l’eau et des kits d’hygiène.

Mais ce n’est pas encore assez suffisant. Le besoin à Gaza est énorme et augmente chaque jour. Nous avons besoin d’un cessez-le-feu permanent et un terme au siège pour assurer que les gens puissent accéder à l’aide dont ils ont besoin de manière sûre.

Fournir de l’argent aux familles est souvent une partie très efficace de l’aide d’urgence. Au début de la guerre à Gaza, nous avons distribué des bons alimentaires aux familles dans le cadre de notre programme d’urgence. Cependant, nous priorisons actuellement la distribution alimentaire plutôt que l’argent, en raison de manque de fournitures disponibles à l’achat pour les gens dans les marchés locaux.

Non, nos programmes à long terme sont suspendus actuellement en raison de l’extrême insécurité et de l’urgence actuelle. Notre travail actuel est purement pour répondre à une urgence. Nous espérons reprendre les programmes à long terme après l’accord d’un cessez-le-feu.

Le programme de parrainage d’orphelins est toujours actif et nous avons étendu cela pendant la crise actuelle – nous avons parrainé 2000 orphelins supplémentaires et nous parrainons maintenant 10 624 orphelins à Gaza. Nous avons transféré des fonds qui peuvent être retirés par l’intermédiaire de différents points de vente utilisant des cartes ATM, grâce au système de paiement du Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Dans la situation d’urgence actuelle, le besoin de parrainage d’orphelins a considérablement augmenté. Nous sommes heureux de recevoir de nouveaux dons pour les orphelins à Gaza. Il est important de noter que le besoin en Cisjordanie a également été exacerbé. Le besoin de parrainage d’orphelins, par l’intermédiaire de notre partenaire local, a augmenté et nous accueillons volontiers de nouveaux donateurs dans cette région également.

Notre programme de parrainage d’orphelins soutient 10 624 familles et reste opérationnel. Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM) nous a confirmé qu’environ 81% des familles d’orphelins avaient pu retirer l’argent du parrainage. Notre équipe tente de localiser les familles qui n’ont pas encore retiré de fonds. Malheureusement, nous avons reçu la triste nouvelle que 117 orphelins sont décédés dont 3 sont parrainés par le bureau de Suisse. Les parrains/marraines de ces orphelins ont été informé.

Dans le contexte actuel presque toute la population à Gaza est vulnérable en raison du manque de nourriture, d’eau et de soins médicaux, et de déplacement massif. Islamic Relief aide autant de personne qu’elle peut, et notre réponse cible les plus vulnérables telles que les personnes déplacées, les enfants, les personnes âgées et les personnes avec des handicaps autant que possible.

Nos équipes travaillent dans la région depuis 1997.

Notre travail à Gaza – comme ailleurs dans le monde – est régulièrement contrôlé par des auditeurs internationaux de premier plan, afin de garantir que nos fonds vont aux personnes dans le besoin et qu’ils soient exclusivement utilisés à des fins humanitaires.

Islamic Relief a des politiques et processus très strictes pour garantir que l’aide est utilisée dans un but strictement humanitaire. Nous examinons minutieusement toutes les organisations partenaires avant de travailler avec elles, pour nous assurer qu’elles jouissent d’une bonne réputation, digne de confiance, et qu’elles partagent notre engagement à respecter les principes humanitaires d’impartialité, de neutralité et d’indépendance. Nous effectuons également des contrôles approfondis pour nous assurer de la qualité de leur travail, incluant leurs politiques mises en place pour gérer les fonds de manière appropriée et protéger les personnes dans les populations que nous aidons.

Nous ne sommes pas partenaires du Hamas ou autres mouvements politiques, nous n’acceptons pas d’ingérence dans la sélection des bénéficiaires, des organisations partenaires, des vendeurs ou du personnel.

Non, Islamic Relief ne fournit que de l’aide aux civils. Nous faisons cela en accord avec les principes humanitaires d’impartialité, d’humanité, de neutralité, et d’indépendance.

Nous nous engageons pleinement à tenir les donateurs informés autant que possible. Nous avons produit des mises à jour régulières sur nos activités, incluant les lieux et le nombre de personnes atteintes, ainsi que du matériel photos/vidéos. Cependant, Gaza est actuellement un environnement très difficile à gérer – de même que l’insécurité extrême des attaques sur les travailleurs humanitaires, notre équipe et nos partenaires luttent également contre le manque de carburant, d’électricité et des coupures fréquentes d’Internet. Notre équipe et nos partenaires travaillent aussi 24h/24 pour apporter de l’aide et des soins pour leurs propres familles. Par conséquent, les flux d’informations peuvent parfois être limités par des facteurs indépendants de notre volonté.

Nous pensons que l’antisémitisme est une abomination. Nous nous engageons à lutter contre la discrimination et la haine sous toutes leurs formes. Nous ne tolérerons ni l’antisémitisme ni aucune forme de discrimination de la part de l’un de nos représentants.

Cette allégation est totalement fausse et sans fondement. Aucune preuve crédible n’a jamais été fournie à ce sujet.

Nos dépenses et nos programmes en Palestine sont de nature purement humanitaire, fournissant de la nourriture et soutenant l’éducation, les soins de santé, les moyens de subsistance et l’emploi des jeunes. Nous ne supportons ni le Hamas ni aucun autre groupe. Nous condamnons fermement tout acte de violence à l’encontre des civils.

Nous avons tenté de faire appel de cette désignation par le biais du système judiciaire israélien, mais nos audiences ont été régulièrement reportées. Cela a été coûteux et a pris du temps, mais les tribunaux étaient le seul endroit où nous pouvions défendre notre bonne réputation et défendre les populations que nous servons.

Nos opérations en Palestine ont fait l’objet d’audits indépendants réalisés par des cabinets d’audit internationaux de premier plan. Ils ont examiné rigoureusement les projets, les partenariats, les finances et le personnel d’IRW, ainsi que les systèmes et processus utilisés pour garantir que son travail profite aux personnes qui en ont réellement besoin et que l’argent ne tombe pas entre de mauvaises mains. Ces audits ont permis de constater que les systèmes et les processus fonctionnaient correctement et n’ont révélé aucun lien avec le terrorisme.

En tant qu’organisation internationale d’aide dédiée à l’éradication des souffrances dans le monde, Islamic Relief abhorre le terrorisme sous toutes ces formes. Nous réfutons catégoriquement toutes allégations de liens avec le terrorisme ou la violence sous quelque forme que ce soit.

Loin de soutenir le terrorisme, nous sommes souvent les victimes de la violence, et au cours de nos 40 ans d’existence (30 ans pour le bureau Suisse) nous avons perdu huit membres courageux de notre personnel sous les bombes et les balles en Afghanistan, au Pakistan, en Syrie, en Somalie, au Kenya et au Yémen. Cela n’a fait que renforcer notre détermination à lutter contre la pauvreté extrême, à améliorer l’accès à l’éducation pour les hommes, les femmes et les enfants, et à travailler avec les populations du monde entier pour renforcer leur résilience en période de conflits.